POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE MARIMBA

Un mot marimba d’origine bantoue

Xylophone à résonateurs latino-américain, le marimba a été développé au Mexique et au Guatemala à la fin du 19ème siècle à partir d’un xylophone africain ; le mot marimba est d’origine bantoue. Il est possible que les xylophones européens et des instruments précolombiens aient contribué à la formation de l’instrument.

Le marimba prend sa forme la plus sophistiquée dans les états mexicains de Chiapas et Oaxaca, au Guatemala et au Salvador. Dans le jazz nord-américain, les mêmes musiciens jouent du vibraphone, du xylophone et du marimba.

Une pratique des marimbas accompagnés de chants et de danses traditionnels inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO

La musique marimba et les chants traditionnels de la région sud du Pacifique colombien ont été inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO le 16 novembre 2010, inscription élargie en 2015 à la pratique des marimbas accompagnés de chants et de danses traditionnels dans le sud du Pacifique colombien et dans la province équatorienne d’Esmeraldas.

Instrument de percussion, il peut se rapprocher des instruments à cordes

On trouve des marimbas de 4 octaves 1/3, de 4 octaves ½, et maintenant de plus en plus de cinq octaves (certains morceaux ne peuvent d’ailleurs être joués que sur ces marimbas), voire 5 octaves 1/3.

Le marimba est généralement fabriqué et assemblé à la main, mais il peut être aussi fabriqué en série. Il comporte trois éléments principaux : les lames, horizontales qui constituent le clavier ; les résonateurs tubulaires, placés verticalement sous les lames, qui augmentent la durée du son et renforcent les harmoniques, le rapprochant ainsi des instruments à cordes européens, tout en gardant sa sonorité distinctive et son caractère d’instrument de percussion ; et le châssis portant l’ensemble.

Une dizaine de notes simultanées ou en rapide succession.

Les lames sont en bois de padouk ou de palissandre et sont de moins en moins longues de gauche (grave) à droite (aigu) : il est donc doté d’un clavier que l’on qualifie de progressif.

La position des notes et la forme du clavier sont similaires à celles d’un piano avec deux étages : un surélevé et un peu en arrière pour les dièses et bémols et celui du dessous pour les notes sans altérations (comparables aux touches respectivement noires et blanches du piano).

Une à quatre personnes avec dans chaque main généralement deux baguettes (parfois une seule, exceptionnellement trois baguettes pour certains artistes) jouent côte à côte. Elles peuvent donc jouer ensemble jusqu’à une dizaine de notes simultanées ou en rapide succession.

Les résonateurs des marimbas modernes sont des tuyaux en métal ; pour les marimbas primitifs, les musiciens utilisaient des résonateurs en calebasse ou en bambou. Chaque lame est munie de son résonateur, de longueur comparable à la lame qu’il amplifie. Le résonateur augmente le volume sonore produit par les vibrations des lames.

L’ensemble est posé sur un support en bois ou en métal qui peut se régler en hauteur et être muni de roulettes sur les marimbas les plus perfectionnés.

Partager
Translate »